Je rêve d'une vie de bohème. une caravane, un chien, un grand chien, berger allemand. Ma caravane, je l'acheterai d'occas'. Au début, elle sera blanche. Puis, au fil du temps, elle deviendra jaune, ou rouge, ou verte, ou bleue, ou noire... Je peindrai pleins de trucs dessus, des fleurs, le symbole Anarchy et Peace...
Et puis devant moi, la route. Une route qui ne se termine pas. Elle passe partout, dans les forêts, toutes les forêts du monde, dans les villes, les villages, les champs, les marécages... on rencontre des gens, on fait de la musique, on crée des groupes par ci par là, et on se fiche du passé mauvais, de tout ce qui nous a déplu. On garde ce qui était bien, on se souvient des endroit cool, mais on n'y retourne pas. Il faut continuer. Vers un endroit, on ne sait pas lequel. Un endroit, où on sait qu'on y restera.
Il faut faire le tour du monde pour trouver le presque parfait.
J'aurais pleins d'instruments dans ma caravane, des guitares, acoustiques, électriques et folks, des tamtams, et toutes sortes de percussions, une flûte traversière, un violoncelle, un violon, un alto et une contrebasse. Un accordéon, aussi. Peut-être il n'y aura plus de place, mais ce n'est pas grave, je dormirai dehors, ou alors sur le toît, et s'il pleut ou il neige ce n'est pas grave, de toute façon j'aurais pleins de couvertures de toutes sortes, avec des fleurs, des pois, des rayures... bien chaudes. Le matin, je me réveillerai avec le coq et les oiseaux, sauf si j'avais trop fait la fête la veille et que je pourrais pas me réveiller.
Et puis je n'aurais pas de chaussures. C'est toujours plus simple. On peut les perdre, les abîmer et après ça nous embête. Donc non, pas de chaussures. Ou alors seulement une paire, pour s'il fait trop froid. Puis, c'est agréable de marcher pieds nus sur le sol, la terre, l'herbe.
Et la drogue sera autorisée. LSD, Cocaïne, Shit, Crack... tout. J'en aurais plein.
L'argent, la monnaie, n'existera plus. Maintenant, on paye avec la gentillesse.Le gouvernement aura disparu, lui aussi. L'Anarchie totale. C'était tellement compliqué, ce système de merde, personne n'était jamais content. Alors maintenant, voilà. Chacun propose ses idées, ses arguments, et on y arrive très bien. On trouve un juste milieu à toutes ces idées tellement différentes.
Je ferai cette route avec des amis, proches ou pas, et ceux qui veulent venir avec nous. On sera de plus en plus nombreux, comme une petite communauté qui se construit au fur et à mesure.
Et puis, quelqu'un, une personne bien vivante, qui veuille bien d'une fille moche, maigrichonne ou grosse selon ses humeurs, sensible, avec ses caprices et ses sauts d'humeurs, pour partager avec elle sa passion pour les araignées. Une personne que j'aimerai par dessus tout.
Ce serait bien.
C'est peut-être l'impossible que je demande.
Espoir.